jueves, 21 de febrero de 2008

La hausse du prix de pétrole

La hausse est survenue quand on l’attendait le moins, au lendemain de la deuxième guerre du Golfe, en avril 2003. On tablait alors sur une augmentation de la production irakienne et le retour à un prix d’équilibre physique estimé autour de 25 dollars le baril (25 $/b). Mais les prix du pétrole sont repartis à la hausse au cours de l’été 2003, atteignant 29,4 dollars le baril en moyenne en août. Le prix du pétrole retenu ici est le prix du Brent, pétrole « léger/doux », le moins cher à raffiner, qui fait référence pour le marché européen. L’historique des cours retracé par la Direction des ressources énergétiques et minérales du ministère de l’économie met en évidence une hausse continue des cours du Brent entre décembre 2003 (29,81 $/b en moyenne) et octobre 2004 (49,78 $/b en moyenne).
Trois facteurs sont avancés pour expliquer la flambée des cours observée notamment depuis 2004. D’abord, une forte demande mondiale émanant notamment de la Chine, désormais second importateur mondial derrière les Etats-Unis. Ensuite, les tensions géopolitiques (Venezuela, Nigeria, situation au Moyen-Orient, affaire Ioukos en Russie, faiblesse des stocks pétroliers et insuffisance d’investissements dans les capacités de raffinage aux Etats-Unis). Enfin, une vague de froid en Europe et aux Etats-Unis, début 2005, qui pousserait à des achats massifs de nature spéculative.
La spirale de la hausse se poursuit en dépit du maintien de l’offre globale de pétrole brut qui sert à couvrir les besoins de consommation. Ainsi, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’offre mondiale de pétrole au 2e trimestre 2004 a excédé la demande de 150 000 barils/jour en moyenne. Les stocks de brut dans la zone OCDE ont continué à progresser (69% de la production consommée en 2002 contre 75% en 1973) et représentent, en 2005, près de 80 jours de couverture des besoins.

si quieres mas en : http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/prix-petrole/envolee-cours-du-petrole-conjoncturelle-ou-structurelle.html

Le bioethanole


Sa fabrication
Le bioéthanol est un biocarburant destiné aux moteurs à essence. Proposé comme carburant, le bioéthanol issu de matières premières agricoles renouvelables occupera à l’avenir une place essentielle et indispensable dans le bouquet énergétique offert aux citoyens consommateurs français.
En Europe, le bioéthanol est produit à partir de céréales (blé, maïs...) ou de betteraves. Par un procédé de fermentation industrielle, le sucre contenu dans ces végétaux est transformé en alcool. Cet alcool (éthanol) est concentré puis déshydraté pour obtenir du bioéthanol.
Les autres produits de fermentation (aussi appelées coproduits) sont concentrés pour obtenir des drèches. Ces dernières, destinées à l’alimentation animale, sont riches en protéines. Elles permettent de réduire les importations de tourteaux de soja dont les filières animales françaises sont dépendantes.Au Brésil, le bioéthanol est produit à partir de la canne à sucre, et aux Etats-Unis, il est issu de la transformation du maïs.
La production de bioéthanol en France est aujourd’hui assurée à 70% à partir de betteraves et à 30% à partir de céréales, un pourcentage qui va évoluer dans les prochaines années, avec la création de distilleries qui auront pour matières première des céréales.

HAy algunas fotos interesantes asi que entra en :
http://www.bioethanolcarburant.com/index.php?Qu-est-ce-que-le-bioethanol

les pros du biodiesel

La France fait mieux que la moyenne européenne, mais moins que les objectifs –ambitieux– qu’elle s’est fixés. La hausse des cours du pétrole devrait favoriser cette évolution, positive du point de vue du changement climatique, mais non sans risques pour l’environnement si elle se traduit par des pollutions agricoles.Le développement de biocarburants, prôné par la France et l’Europe, contribue à la lutte contre l’effet de serre et encourage une source d’énergie renouvelable. Il offre aussi des débouchés agricoles qui améliorent notre indépendance énergétique.Parmi les diverses filières possibles, la France se concentre sur deux familles de biocarburants : le biodiesel ou diester, essentiellement fabriqué à partir de 90% d’huiles extraites du colza et du tournesol, et le bioéthanol, issu de la fermentation des sucres contenus dans la betterave, le blé ou le maïs.L’équivalent d’un million et demi de tonnes de gaz carbonique évitées en 2005Le transport, grand consommateur d’énergie, est la première source d’émissions de gaz à effet de serre, avec 149 millions de tonnes d’équivalent (Mteq) CO2 en 2003. L’utilisation de diester à la place du gazole permet une réduction de 75% des gaz à effet de serre émis au cours de l’ensemble du cycle de vie du carburant, de sa production à sa combustion. Celle du bioéthanol à la place de l’essence permet une réduction de 60%. La consommation de biocarburants de 2005 devrait éviter l’émission de 1,5 Mteq CO2. L’objectif pour 2008 correspondrait à un gain de 7 Mteq CO2.Des ventes qui stagnent, mais que la hausse des cours de pétrole encourageraAprès avoir beaucoup augmenté de 1993 à 1997, les ventes françaises de biocarburants marquent un palier à environ 400 000 tonnes par an depuis 2000. En 2004, leur taux d’incorporation dans l’essence et le gazole vendus était de 0,83%, un taux bien inférieur à l’objectif de 2% prévu initialement pour fin 2005, même s’il reste supérieur à la moyenne observée dans l’Europe des 15 (0,42%). Les biocarburants sont pour le moment plus onéreux à produire que les carburants classiques. L’Etat encourage leur production par une réduction de la fiscalité. Le surcoût à la production sera évidemment d’autant plus faible que le cours du pétrole sera élevé.Première puissance agricole européenne, la France prévoit d’incorporer 5,75% de biocarburants d’ici 2008 et 10% d’ici 2015. Des objectifs ambitieux, dont l’impact est conditionné par l’adoption de pratiques culturales respectueuses de l’environnement.

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